11 avril - S.A.S. au royaume de la glisse
Du musée océanographique de Monaco visité il ya une quinzaine d'années, je n'avais gardé que de vagues souvenirs : quelques poissons tournant devant de hautes vitrines, des crustacés immobiles derrière de minuscules hublots, des cétacés décolorés dans des bocaux de formol. A l'occasion du centenaire du bâtiment créé par le prince Albert 1er, j'ai pu vérifier que mes souvenirs n'étaient pas vagues. Au contraire : toujours la même mer calme. Glacis, comme dirait Brice, le voisin de Nice. Même les aquariums de ma médiathèque préférée sont plus captivants.
Pourtant, pour la première fois, la principauté a osé associer l'art contemporain à ses richesses océanographiques. Je m'y connais autant en art contemporain qu'en musique, qu'en littérature ou qu'en pisciculture, c'est à dire peu, pour ne pas dire pas. Aussi, j'affirme que le grand artiste Hisrt ne s'est pas trop cassé en mettant un requin dans un aquarium au formol et en dispersant ses écorchés monumentaux sur le Rocher.
La mer est calme à Monaco.
En observant le plan de la ville, j'ai dénombré pas moins de 5 piscines. C'est peut-être là qu'il faut chercher les vagues.
En partant, j'ai vu s'effacer successivement les panneaux Monaco et Monte-Carlo et je me suis demandé qu'elle était la différence. Alors seulement je me suis souvenue qu'une des scènes de mon bouquin se passe à Monaco (ou à Monte-Carlo?) et que j'avais déjà longuement potassé la question avant d'écrire n'importe quoi. Décidément, on n'apprend rien dans les romans.